Mon blog perso...c'est nouveau...j'ai cédé à la mode qui sévit chez les jeunes...

Bonjour!
J'ai décidé de faire mon blog perso. Comme les jeunes. J'ai cédéà la mode, en quelque sorte.
Pour mieux communiquer avec vous.
Alors inscrivez vos impressions...
Bises.
Claire
PS: sur ce blog , je mettrais mes intérêts du moment. Pour les partager avec vous.
C'est nouveau, cette façon de faire, pour moi...alors soyez compréhensifs...
Mon blog perso...c'est nouveau...j'ai cédé à la mode qui sévit chez les jeunes...

# Posté le mardi 10 octobre 2006 12:55

Modifié le mercredi 08 novembre 2006 03:59

Septembre Blanc

Septembre Blanc
Voilà.Je dois vous annoncer, d'abord, que j'ai renoncé à Septembre Blanc.
Si vous désirez revoir le site vous pouvez aller sur
www. septembre-blanc .ch.
quelques temps encore... Et puis j'annulerai le compte.
Eh, oui. Le temps passe et les intérêtes changent. Comme je ne suis plus médecin, c'est normal que je n'investisse plus dans ces problèmes.
Je vous laisse encore notre charte. Avec, comme un parfum de nostalgie...

Charte (!)

Le Comité Septembre Blanc est constitué d'un petit groupe de médecins qui


-a décidé de mener une réflexion politico-éthique basée sur le retour au respect du Serment d'Hippocrate et du Serment de Genève (institué en 1946 après la collaboration de médecins au génocide nazi ), et par lequel chaque médecin s'est engagé officiellement devant ses pairs à considérer la santé des patients comme son premier souci,
-lutte contre la destruction de notre système de santé par le nouvel ordre économique mondial, basé sur le rendement à tout prix, au mépris du bonheur et de la vie des êtres humains; en médecine, les transnationales impliquées dans ce système de destruction sont essentiellement les assurances privées, les industries pharmaceutiques et de matériel médical sophistiqué, les chaînes de cliniques privées et les grands laboratoires d'analyses,
-est solidaire de toutes les autres luttes altermondialistes,
est prêt à dénoncer haut et clair chaque fait qui insulte notre morale de médecin, dire tout ce que nous ressentons comme insupportable dans notre pratique quotidienne, à vaincre notre peur
-est solidaire de tous nos consoeurs et confrères: jeunes, vieux, généralistes,
indépendants, seul ou en groupe, hospitaliers, etc.(sauf faute grave).
-refuse tout corporatisme car nous défendons d'abord les patients et un système de santé solidaire, en lien avec les autres soignants salariés ou petits indépendants
pense que notre action n'est pas un travail de plus, mais une activité qui nous rend heureux déjà en la faisant: nos actions et écrits sont donc plutôt ludiques, tendres, poétiques, insolents,...

Septembre Blanc est donc constitué d'un noyau de médecins communiquant essentiellement par e-mail (on est fatigué le soir) , jetant des pavés dans la mare . Notre slogan pourrait être : « Si vous croyez que vous être trop petit pour avoir de l'influence, essayez de dormir avec un moustique! ». Nous avons des cercles concentriques de sympathisants qui nous soutiennent chacun à leur manière. Enfin, nous participons à des actions ponctuelles en collaborations avec d'autres groupes: syndicats, associations d'autres soignants ou de patients etc...

(...ce n'est qu'un début...)


Septembre Blanc
Médecins altermondialistes

www.septembre-blanc.ch

# Posté le jeudi 02 novembre 2006 04:30

Modifié le mardi 07 novembre 2006 07:34

Et j'ai reçu mon père à Genève...

Oui, j'ai reçu mon père à Genève au mois d'Octobre 2006.
Et j'ai reçu mon père à Genève...

# Posté le samedi 04 novembre 2006 09:40

Modifié le mardi 07 novembre 2006 06:16

GRAND CORPS MALADE...

GRAND CORPS MALADE...
Si vous ne le saviez pas, je me dois de vous le dire. Ma vie a bien changé...Depuis ce sale 23 Novembre 2004...date à laquelle j'ai voulu vraiment mourir... et je me suis injecté, dans une veine du pied...100 mg de morphine...
Et bien, je pensaia alors mourir. Et au lieu de ça...la bonne blague... je suis restée handicapée...
Et mon handicap est pas simple à expliquer. Car j'arrive presqu'à tout faire comme avant. Mais j'ai le corps comme enraidi. Et je me sens très bizzare à l'intérieur, Comme enfermée en moi- même. Avec une difficulté à m'exprimer.Sauf à l'écrit. Mais je n'arrive plus à écrire à la main. Seulement à l'ordi.
C'est peut-être la raison pour laquelle j'ai commencé ce blog???
Oui, c'est sûrement ça...

Alors j'aimerais vous faire écouter "Grand corps malade"..Sa chanson intitulée "Sixième sens", en particulier... C'est du slam..
Vous pouvez faire un copier/coller sur le lein suivant pour voir la vidéo:

http://www.dailymotion.com/video/xeqzv_grand-corps-malade-slam-acapella

Paroles de la chanson "Sixième sens" de Grand corps malade

La nuit est belle, l'air est chaud et les étoiles nous matent
Pendant qu'on kiffe et qu'on apprécie nos plus belles vacances
La vie est calme, il fait beau, il est 2 heures du mat'
On est quelques sourires à partager notre insouciance
C'est ce moment là, hors du temps, que la réalité a choisi
Pour montrer qu'elle décide et que si elle veut elle nous malmène
Elle a injecté dans nos joies comme une anesthésie
Souviens-toi de ces sourires, ce sera plus jamais les mêmes
Le temps s'est accéléré d'un coup et c'est tout mon futur qui bascule
Les envies, les projets, les souvenirs, dans ma tête y'a trop de pensées qui se bousculent
Le choc n'a duré qu'une seconde mais ses ondes ne laissent personne indifférent
« Votre fils ne marchera plus », voilà ce qu'ils ont dit à mes parents
Alors j'ai découvert de l'intérieur un monde parallèle
Un monde où les gens te regardent avec gêne ou avec compassion
Un monde où être autonome devient un objectif irréel
Un monde qui existait sans que j'y fasse vraiment attention
Ce monde-là vit à son propre rythme et n'a pas les mêmes préoccupations
Les soucis ont une autre échelle et un moment banal peut être une très bonne occupation
Ce monde là respire le même air mais pas tout le temps avec la même facilité
Il porte un nom qui fait peur ou qui dérange : les handicapés
On met du temps à accepter ce mot, c'est lui qui finit par s'imposer
La langue française a choisi ce terme, moi j'ai rien d'autre à proposer
Rappelle-toi juste que c'est pas une insulte, on avance tous sur le même chemin
Et tout le monde crie bien fort qu'un handicapé est d'abord un être humain
Alors pourquoi tant d'embarras face à un mec en fauteuil roulant
Ou face à une aveugle, vas-y tu peux leur parler normalement
C'est pas contagieux pourtant avant de refaire mes premiers pas
Certains savent comme moi qu'y a des regards qu'on oublie pas
C'est peut-être un monde fait de décence, de silence, de résistance
Un équilibre fragile, un oiseau dans l'orage
Une frontière étroite entre souffrance et espérance
Ouvre un peu les yeux, c'est surtout un monde de courage
Quand la faiblesse physique devient une force mentale
Quand c'est le plus vulnérable qui sait où, quand, pourquoi et comment
Quand l'envie de sourire redevient un instinct vital
Quand on comprend que l'énergie ne se lit pas seulement dans le mouvement
Parfois la vie nous teste et met à l'épreuve notre capacité d'adaptation
Les 5 sens des handicapés sont touchés mais c'est un 6ème qui les délivre
Bien au-delà de la volonté, plus fort que tout, sans restriction
Ce 6ème sens qui apparaît, c'est simplement l'envie de vivre.
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# Posté le samedi 04 novembre 2006 10:17

Modifié le jeudi 16 novembre 2006 02:28

L'ATTENTAT de Yasmina Khadral

L'ATTENTAT de Yasmina Khadral
C'est le livre qui m'a le plus marquée ces derniers temps.
Il m'a presqu'autant appris que celui de de Kénizé Mourad, "Le parfum de notre terre", qui interrogeait des palestiniens et des juifs, pour tenter d'écouter les deux voix du conflit.
Kénizé Mourad est l'auteur du roman "De la part de la princesse morte", qui est l'histoire de sa mère, princesse Selma née dans un palais d'Istambul .

Yasmina Khadral, lui est un homme, comme son nom ne l'indique pas,et un homme algérien.
Il tente de faire comprendre aux occidentaux l'impossible.
Ce qui pousse les attentats suicides à être perpétrés.
Car, si cela est un comportement humain, et malheuruesement tellement partagé, il peut et doit être expliqué.
Et le fait d'écrire cette quête d'explications sous la forme d'un roman permet de nous la faire comprendre à travers des émotions.

Cela me fait penser à ces lignes lues dans l'hebdomadaire Jeune Afrique:

"Un intellectuel syrien de renom, laïc et progressiste, admirateur du siècle des lumières, nous fit un jour cette confidence teintée de honte: le 11 Septembre 2001, lorsqu'il vit à la télévision les tours du World Trade Center s'effondrer, il ne put s'empêcher d'éprouver un sentiment fugace de joie.
Il ne s'agit pas ici de l'excitation qui peut nous effleurer en présence d'images stupéfiantes ni du sentiment extravagant, proche de la sénilité de ce compositeur allemand qui vit dans la conflagrationde Manhattan une sorte d'oeuvre d'art.
Non, il s'agit d'un sentiment plus profond, partagé par beaucoup d'intellectuels ou de simple citoyens du monde arabe, celui d'avoir assisté à une juste rétribution.
Enfin! les Etats Unis ressentaient dans leur chair et sur leur sol, ce que nous connaissont depuis des décennies : le désarroi. l'amertume, le sentiment d'impuissance."


C'est sans doute un piètre sentiment de vengeance. Mais seuls ceux qui ont vécu l'humiliation peuvent en juger...

Quelques renseignments sur ce livre,( piqués sur un autre blog) :

L'ATTENTAT
DE YASMINA KHADRA
CATEGORIE : LITTÉRATURE FRANÇAISE XXIÈ
Date de publication : 7/9/2005
Editeur : Julliard
Pages : 268

«L'émoi et l'effroi ne font pas bon ménage avec le sang-froid»
Extrait du livre "L'Attentat"




RÉSUMÉ DU LIVRE

Amine, chercheur israélien d'origine palestinienne, a toujours refusé de prendre parti dans le conflit qui oppose son peuple à son peuple d'adoption et s'est entièrement consacré à son métier et à sa femme Sihem. Jusqu'au jour où un attentat se produit à Tel Aviv. Son ami Naveed, policier, lui annonce alors que Sihem a été tuée et qu'elle est en plus soupçonnée d'être la kamikaze.


LA CRITIQUE EVENE
Le sujet n'était pas évident.
Pour aborder le thème des kamikazes israéliens, il fallait au moins l'audace de Yasmina Khadra - Mohammed Moulessehoul de son vrai nom ; rien à voir, donc, avec la femme qu'on aurait pu imaginer.
L'auteur emmène son lecteur, passionné dès les premières lignes de ce roman époustouflant, dans les méandres de la conscience humaine.
Et la conscience est ici double. Il y a d'abord celle d'Amine, cet éminent chirurgien d'origine arabe et naturalisé israélien, qui tente de comprendre.
La question n'a de cesse de revenir : pourquoi ? Pour quelles raisons sa femme, cet être doux, dénué de haine et de mystère, s'est-elle fait exploser dans un restaurant, bondé d'enfants de surcroît ?
Pourquoi ne lui a-t-elle rien dit ?
Et comment lui, qui l'aimait tant, qui lui avait donné toute sa vie, n'a-t-il rien vu venir ?

Dans sa quête éperdue pour approcher les raisons qui ont pu motiver un tel acte, Amine va devoir se frotter à ces hommes et ces femmes qui n'ont en tête que la cause palestinienne... au péril de leurs propres vies.
Le récit est haletant, mené par une plume brillante et concise.
L'auteur n'a aucun mal à nous tirer des larmes de chagrin et d'incompréhension, de compassion et de haine.
Yasmina Khadra souhaitait devenir 'une plume au service de la littérature, cette sublime charité humaine.'
Pari réussi.

Faustine Amoré


LA REVUE DE PRESSE

Le Magazine Littéraire - Alexandra Lemasson (Novembre 2005)
'L'Attentat' est un roman sur l'intégrisme mené à la manière d'une enquête policière. Yasmina Khadra ne néglige aucune piste pour tenter de remonter jusqu'à la source du Mal. Un voyage initiatique au coeur du terrorisme qui ébranle toutes les certitudes."

L'Express - Daniel Rondeau (5 Septembre 2005)
"Ce qu'il y a de bien avec Khadra, c'est qu'il laisse le mystère conduire son récit. L'énigmatique ressort de la vie plutôt que les conformismes d'époques et les idées toutes faites."



MORCEAUX CHOISIS

La plus belle phrase :
Il te restera toujours tes rêves pour réinventer le monde que l'on t'a confisqué

La phrase à retenir :
Je ne me souviens pas d'avoir entendu de déflagration.

La phrase à retenir :
Avec le temps, on finit par ne plus prêter attention aux choses comme il se doit.




LES EXTRAITS de "L'Attentat"

"Naveed prend son courage à deux mains et me demande :
- Est-ce que Sihem est à la maison ?
Je sens mes mollets fléchir, mais je me ressaisis vite.
- Pourquoi ?
- Est-ce qu'elle est à la maison, Amine ?
Son ton se veut insistant, mais son regard s'affole déjà.
Une serre glaciale me froisse les tripes. Coincée dans mon gosier, ma pomme d'Adam m'empêche de déglutir (... )
- Nous avons un cadavre sur les bras et il nous faut mettre un nom dessus (... ) je crois qu'il s'agit de ta femme, Amine, cède-t-il, mais nous avons besoin de toi pour en être sûrs. "
- Page : 3435 - Editeur : Julliard - 2005

"Je me sens me désintégrer...
Quelqu'un me saisit par le coude pour m'empêcher de m'écrouler.
L'espace d'une fraction de seconde, l'ensemble de mes repères se volatilise.
Je ne sais plus où j'en suis, ne reconnais même plus les murs qui ont abrité ma longue carrière de chirurgien...
La main qui me retient m'aide à avancer dans un couloir évanescent.
La blancheur de la lumière me cisaille le cerveau.
J'ai l'impression de progresser sur un nuage, que mes pieds s'enfoncent dans le sol.
Je débouche sur la morgue comme un supplicié sur l'échafaud.
L'autel est recouvert d'un drap maculé de sang...
Sous le drap maculé de sang, on devine des restes humains... "

- Page : 35 - Editeur : Julliard - 2005

Comment me regarder dans une glace sans me voiler la face, avec mon amour-propre en charpie et ce doute, qui, malgré sa mise devant le fait accompli, continue de se jouer de mon chagrin.
Depuis que le capitaine Moshé m'a livré à moi-même, impossible de fermer les yeux sans me retrouver nez à nez avec le sourire de Sihem.
Elle était si tendre et prévenante et paraissait s'abreuver aux sources de mes lèvres quand, mon bras autour de sa taille, debout dans notre jardin, je lui racontais les beaux jours qui nous attendaient, les grands projets que j'échafaudais pour elle.
Je sens encore ses doigts étreignant les miens avec un engouement et une conviction qui me semblaient indéfectibles.
Elle croyait dur comme fer aux lendemains qui chantent, et mettait du coeur à l'ouvrage chaque fois que le mien s'essoufflait.
Nous étions si heureux, si confiants l'un en l'autre.

- Page : 133 - Editeur : Julliard - 2005

EN SAVOIR PLUS :
YASMINA KHADRA
Pendant des années, Yasmina Khadra a publié des livres qui ont connu un succès mondial ; derrière ce pseudonyme, se cache un officier supérieur de l'armée algérienne, Mohammed Moulessehoul, qui décide...

DU MÊME AUTEUR

» Les Sirènes de Bagdad
» L'Attentat
» Les Hirondelles de Kaboul

# Posté le lundi 06 novembre 2006 03:37

Modifié le mercredi 08 novembre 2006 18:56