DANSE HABILE

DANSE HABILE
AU JOUR LE JOUR

12.01.07
Hier, je me suis trouvée comme par un (grand) hasard, à participer à un groupe de danse « pour handicapé et valides » selon les termes employés. En fait étaient présents un groupe fort hétéroclite d'être humains. Pour dire vrai il y avait, outre un moniteur homo (très obviously homo), un autre noir, deux femmes, ...valides d'une part, et de l'autre part deux IMC de l'institut Clerbois en fauteuil roulant, un jeune psychotique, et une ex-danseuse marchant avec des cannes sur ses deux jambes atrophiées, ainsi que , last but not least une fibromyalgique de plus de soixante ans.
Assemblage improbable, qui a dansé, ensemble justement, comme un seul corps, pendant deux heures. Nous nous sommes frôlés, touchées. appuyés l'un sur l'autre et enfin avons chacun devant tous les autres, dansé la plus belle danse imaginable pour nous sur le moment.

# Online seit Dienstag, 16. Januar, 2007 um 03:45

ROBERT HAINARD

ROBERT HAINARD
DIMANCHE DERNIER, JE SUIS ALLEE VOIR UNE EXPOSITION AU MUSEE D'HISTOIRE NATURELLE DE GENEVE, SUR ROBERT HAINARD, PEINTRE ANIMALIER, QUI A DESSINE CE RENARD.J'AI TROUVE CE DESSIN DANS UN LIVRE INTITULE "LA TRACE" ET ACCOMPAGNE DE LA CITATION SUIVANTE:
"Regarde dans la pente le passage discret dans le taillis, c'est le mien.Je n'aime pas dans la nature laisser la trace de mon passage. Mais que veux-tu, je suis venu si souvent observer ce terrier. Cent fois, deux cents fois, peut-être plus..."

CI-DESSOUS LA BIOGRAPHIE DE ROBERT HAINARD:

L'œuvre de Robert Hainard est une expression d'amour de la nature dans toute sa diversité de formes et de cadres de vie.

L'homme est connu comme artiste animalier et comme naturaliste, talent plastique et précision scientifique se conjuguent en lui dès sa prime enfance (à six ans, il dessine un poisson d'après nature et précise dans sa légende ''Petite perche mâle''). Enfant d'artistes, il apprend le dessin avec son père et acquiert le métier de sculpteur sur bois, pour rendre l'animal dans toutes ses dimensions, et en même temps pratique la gravure, qui lui permet de rendre l'image complète de ses observations. L'animal dans son cadre de vie. Il recherche l'objectivité sensorielle, l'image ''à fleur de rétine", à son ''degré précis d'imprécision''. Et comme ses sujets préférés sont les mammifères, observations en général furtives et nocturnes, il développe une technique de gravure sur bois où les planches sont, avec les outils du sculpteur, à la fois modelées et entaillées, donnant des dégradés qui expriment le flou exact de la vision de l'observateur.

Pierre Hainard - Bernex, le 21 mars 1985



Biographie de Robert Hainard


Sculpteur, graveur sur bois, peintre, écrivain, philosophe, précurseur de l'écologie, Dr ès Sciences honoris causa de l'Université de Genève.
Robert Hainard naît le 11 septembre 1906 à Genève. Ses parents étant tous deux peintres, il s'épanouit dans un milieu artistique. Dès qu'il sait tenir sur ses jambes, il se met aussi à dessiner avec des allumettes brûlées en guise de crayon.

En 1916, il réalise sa première gravure dans un petit morceau de bois et sculpte déjà des animaux.

En 1918, il quitte progressivement l'école primaire et commence à étudier le dessin et la géométrie descriptive avec son père. En 1921, il entre aux Arts Industriels comme externe dans la classe de son père. En 1922, il est élève régulier de la classe de sculpture sur bois pendant 4 ans. Son maître, Edouard Collet, lui enseigne le métier souple et précis qu'il applique à la gravure. Cette année-là, il rencontre Germaine Roten, élève dans la classe de son père.

En 1926, il obtient son certificat de capacité de sculpteur sur bois et parfait son métier en pratiquant encore une année de sculpture sur pierre.

C'est en 1927 qu'il invente un nouveau procédé de gravure.

En 1929, il expose ses premières estampes au Salon genevois de l'Oeuvre. Il obtient la bourse Lissignol. Cette même année, il épouse Germaine Roten, artiste-peintre. Dès cette époque, sa vie est faite de longues observations de la nature. Il fait des milliers de croquis. La gravure et l'impression de ses estampes exigent un travail long, précis et astreignant, car les gravures sont souvent composées de plus de dix couleurs. Il sculpte également le bois et la pierre, fait des céramiques, réalise des bronzes. Son activité de défenseur de la nature l'amène à écrire d'innombrables articles publiés dans des quotidiens et revues.

En 1936, naissance à la maison d'un fils: Pierre.

En 1938, le roi Boris de Bulgarie, ayant entendu parler de lui par son ancien précepteur genevois, M. Schaufelberg, l'invite pour un séjour d'observation des ours dans les Rhodopes. Il y séjourne deux mois avec sa femme.

Robert est mobilisé entre 1939-1941.

En 1942, naissance à la maison d'une fille: Marie.

En 1943, il publie son premier livre philosophique, "Et la Nature?", suivi de "Nature et mécanisme" en 1946 et de plusieurs autres par la suite, fruits de ses réflexions sur la disparition de la nature devant la civilisation. "Les Mammifères sauvages d'Europe", somme de ses observations, est maintes fois réédité. Il produit de nombreux ouvrages artistiques. Au total, plus de 20 titres.

Dès 1945, les frontières s'ouvrent, il peut voyager, ne serait-ce d'abord qu'en France voisine (Jura gessien) où il observe les sangliers.

En 1947, le Muséum d'Histoire Naturelle de Genève expose l'ensemble des gravures de Robert Hainard acquises par le Musée des Beaux-Arts.

En février 1948, il voit son premier loup en Tchécoslovaquie, près de la frontière russe, à Ulič Krive. Avec Jacques Burnier, expédition en Laponie, guidée par Sten Larson, peintre et naturaliste suédois; c'est le début d'une amitié qui durera jusqu'à la mort. En rentrant, il traverse la Norvège et la Suède où il observe des castors et des élans. Avec sa femme, il retournera en Suède en 1950 et en Laponie en 1951.

En 1949, il voyage dans les Pyrénées et y retournera à de nombreuses reprises pour y observer des ours, des vautours et des gypaètes (voir le "Cercle rouge" de Stéphan Carbonnaux).

En 1952, il expose au Cabinet des estampes du Musée des Beaux-Arts de Genève les Nuits d'hiver au bord du Rhône, suite de 40 gravures auxquelles il a travaillé depuis 15 ans.

En 1953, il observe des ours en Slovénie. Dès lors, il voyagera régulièrement en Yougoslavie jusqu'en 1981.

En 1956, exposition à Varsovie et séjour à Bialowiesa où il observe les bisons d'Europe. Réintroduction du castor dans la Versoix (Genève) avec Maurice Blanchet, peintre et naturaliste, ami de toujours.

De nombreux voyages dans diverses régions d'Europe lui permettent de compléter sa connaissance et sa représentation de la faune européenne.

En 1967, il sort de ce cadre pour aborder la faune africaine orientale où il revient en 1968 et 1971. Il voyage au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie, puis en Inde et au Népal en 1977, toujours avec sa femme et des amis.

En 1969, il est nommé Dr ès sciences honoris causa de l'Université de Genève.

Le 3 mars 1988, guidé par Jacques Rime et accompagné de Jean-Philippe Grillet et Nicolas Crispini, il voit son premier lynx boréal en Gruyère. Il avait observé le lynx Pardelle dans les marismas du Guadalquivir avec Philippe Gut en 1967.

Le 29 octobre 1990, une nuit de tempête emporte la vie de Germaine qui dormait à ses côtés. Il continue de mener ses diverses activités: gravure, sculpture, écriture. Il aura réalisé plus de 900 estampes représentant surtout des animaux, mais aussi des personnages, des paysages, des fleurs, toujours fidèles à l'observation dans la nature.

Robert Hainard entre en maison de retraite au printemps 1994. Il y meurt la nuit où souffle l'ouragan Lothar, le 26 décembre 1999.
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# Online seit Dienstag, 16. Januar, 2007 um 11:38

MON MEILLEUR AMI

C'EST LA BANDE ANNONCE DU FILM "mON MEILLEUR AMI" QUE JE VOUS RECOMMANDE. C'EST UN BON FILM FRANçAIS TONIQUE ET SYMPATHIQUE.
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# Online seit Mittwoch, 17. Januar, 2007 um 07:51

Geändert am Mittwoch, 17. Januar, 2007 um 12:07

LE GRAND SILENCE DE Philip Groning

HIER JE SUIS ALLéE VOIR CE FILM: DEUX HEURES QUARANTE DE SILENCE. ET ON NE S'ENNUIE PAS.
EN FAIT, JE N'AI PAS TROP AIMé LE PARTI PRIS DU REALISATEUR DE TOUT FILMER EN TRES GROS PLANS.
JE ME SUIS DIS AUSSI QUE CE QUE JE REGRETTE DANS MON ATHEISME ACTUEL, C'EST SURTOUT LE MANQUE D'HUMILITE. jE VEUX DIRE PAR Là QUE JE NE CROIS PAS EN DIEU INTELLECTUELLEMENT, MAIS CE QUI ME MANQUE, C'EST DE M'AGENOUILLER DEVANT PLUS GRAND QUE MOI.
J'AIME, AFFECTIVEMENT LA NOTION DE DIEU.
QUELQUE SOIT CE DIEU D'AILLEURS.
J'AIME AUTANT M'AGENOUILLER DANS LE DéSERT DEVANT UN DIEU UNIQUE, QUE FRAPPER DES MAINS DEVANT UN DIEU SHINTO CACHé DANS UNE SOURCE OU DANS UN TRES VIEIL ARBRE...
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# Online seit Sonntag, 21. Januar, 2007 um 11:14

Geändert am Sonntag, 21. Januar, 2007 um 11:31

"LIRE LE JOURNAL SUPREME ELEGANCE"

La video est une lecture de Finkelkraut
Mais...
LISEZ CETTE ARTICLE, JE TROUVE QU'IL VAUT LE COUP!

Lire le journal, suprême élégance !, par Garrison Keillor
LE MONDE | 20.01.07 | 13h15 • Mis à jour le 20.01.07 | 13h31


Quand j'observe les jeunes gens dans les cafés, il me semble qu'il manque quelque chose d'essentiel à leur vie : l'art et la manière de tenir un journal. Ils sont assis, les yeux rivés à l'écran d'un ordinateur, parfois avec des fils qui leur sortent des oreilles, la vie s'écoulant sans eux pendant qu'ils se baladent sur MySpace, cette encyclopédie du pathétique, et regardent la vidéo d'un toutou dansant la macarena. Comme il est triste et regrettable que personne ne leur ait appris qu'ouvrir un journal est le secret de la classe et de l'élégance. Oublions les phrases ronflantes sur le rôle de la presse dans une démocratie - un journal, coco, c'est d'abord une question de style.


Que vous soyez assis ou debout, à l'intérieur ou dehors, appuyé négligemment contre un poteau ou les pieds posés sur votre bureau, un journal vous permet de décliner un riche vocabulaire gestuel. Vous l'ouvrez d'une envolée du bras qui fait bruisser le papier, votre inébranlable assurance transparaît dans la façon dont vous tournez les pages d'un bref mouvement du poignet, parcourez d'un coup d'oeil les blocs grisés des articles, vos yeux dansent sur les malheurs du monde avant de passer à autre chose, vous froissez la page, la cassez d'un coup sec, la roulez, vous pliez le journal en deux puis en quatre, le fourrez sous le bras ou le tapotez contre votre paume. Cary Grant, Spencer Tracy, Jimmy Stewart, les plus grands acteurs ont utilisé un journal pour montrer qu'ils étaient cool. Rester assis à parcourir l'album photo d'une insignifiante bimbo de 18 ans et de son chat Boule-de-Neige n'est pas cool.

Un type assis devant un portable est un homme assis à un bureau, un tâcheron, un rond-de-cuir. Où est la noblesse là-dedans ? Il est penché en avant, la tête rentrée dans les épaules, le regard vitreux, avec au coin des lèvres des perles de salive qui lui coulent sur le menton tandis qu'il regarde, fasciné, la vidéo du pêcheur tombant de sa barque. Le lecteur de journal, lui, est un mousquetaire, un cow-boy, un privé. Tenir un journal vous permet de vous exprimer, un peu comme Coltrane avec un sax. Il suffit d'observer quelques règles simples :

1. Si vous voulez vraiment faire impression, n'achetez pas un journal, mais trois ou quatre. Tout homme entrant au Starbucks avec quatre journaux sous le coude est aussitôt considéré comme un nabab. S'il est jeune, c'est un nabab de l'informatique. S'il n'est pas rasé et qu'il a gardé son pyjama sous son imper, c'est un nabab excentrique, peut-être un boss de la mafia.

2. Prenez tout votre temps pour ouvrir le journal. Vous en connaissez déjà la teneur, vous êtes au parfum ; si vous le lisez, c'est juste pour savoir ce que savent les autres, alors il n'y a pas le feu.

3. Une fois que vous l'avez ouvert, ne levez jamais les yeux à moins que quelqu'un ne vous appelle par votre nom. Ne vous laissez pas distraire, même si une blonde aux jambes interminables traverse la salle en laissant derrière elle des effluves de tabac au miel et de Chanel N° 5. C'est vous l'acteur, laissez les autres faire le public, et jouez votre rôle.

4. Parcourez la "une", lisez les titres, mais ne vous attardez pas, ne jouez pas la grosse tête. Soyez cool. Allez directement à la page des sports, puis passez aux bandes dessinées, ensuite aux pages société, enfin aux chroniques politiques. C'est là que réside toute la beauté de la pyramide inversée des infos. En général, un seul coup d'oeil suffit.

5. Veillez à toujours déchirer un article ou deux et à les fourrer dans votre poche. Pas de manière banale, comme si c'était une recette de boulettes de viande, mais avec un empressement délibéré qui crée une aura indélébile de mystère.

6. Quand vous en avez fini avec un journal, refermez-le et balancez-le de côté d'un air négligent. (Impossible de faire ça avec un portable.) Un geste dédaigneux qui signifie : "Peuh ! Assez de ces fadaises ! En avant ! Aux barricades !"

7. Tout cela ne devrait pas prendre plus de vingt minutes. Je connais un type qui, pour avoir presque mon âge, a grandi avec des doigts maculés d'encre, mais qui, pour des raisons qu'il a été incapable de m'expliquer, s'est mis à l'information en ligne. Il visite régulièrement les sites du Times, du Washington Post et de Slate, mais il est tombé sur un site de vidéo où une matrone autrichienne avec de longues tresses vous donne des ordres. Les yeux braqués sur ceux de la femme, il s'entend dire : "Finis ton assiette, grand polisson !", avant de se faire remonter les bretelles pour des transgressions imaginaires. S'il fait mine de vouloir cliquer le bouton off, la Walkyrie lui hurle après pendant que son rottweiler gronde d'un air menaçant. Il est prisonnier de son portable, ses journées sont foutues.

Ce genre de chose arrive sans arrêt. L'Internet vous bouffera tout vif. Avec les journaux, vous en avez pour vingt minutes, pas plus. C'est votre vie, à vous de choisir.
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# Online seit Dienstag, 23. Januar, 2007 um 11:52